dim 17 mai 2009
Pauvres piétons !
Par admiN in Le journal← Les brèves et moins brèves de ce beau mois de mai | Quelques satisfecits →
De toutes parts on nous recommande, à juste titre, pour les courts trajets, de laisser la voiture au repos et d’utiliser nos jambes. Quatre avantages (au moins) à cela : baisse de la pollution, économies d’énergies, économies dans nos budgets, grand bien pour notre santé ! D’accord. Mais il ne faut pas pour autant y risquer sa vie !
A Puget-Théniers, par exemple, une personne désirant traverser à pied le village le long de la RD 6202 (notre ex-« nationale ») doit – à partir du nouveau pont sur le Var – emprunter un parcours des plus périlleux (et pourtant très fréquenté).
Entre la RD 16 et la rue Jausserandy (pharmacie), ça peut aller, à part un dos d’âne un peu traître juste avant le garage : le trottoir est suffisamment large et sûr. Passé la rue Jausserandy, ça se complique : notre « bipède » découvre d’abord sur quelques mètres un bout de trottoir en arrondi, dont la bordure basse et chanfreinée semble inviter les voitures (et parfois fourgons et camions) à y stationner.
Beaucoup ne s’en privent d’ailleurs pas, contraignant alors les malheureux piétons à cheminer sur la chaussée, au risque d’être accrochés par une voiture ou écrasés par un camion. Et si notre « piéton » est une personne handicapée en fauteuil roulant ou une maman, un papa, avec son enfant en poussette, le risque est bien sûr encore plus élevé.
Ce premier obstacle franchi, que se passe-t-il ? Le « trottoir » se transforme en une bande d’à peine un mètre peinte en jaune (à moitié effacée) sur la chaussée elle-même. C’est mieux que rien, mais guère sécurisant lorsque la visibilité est mauvaise (pluie, soir, nuit) et que l’on se sent frôlé par les véhicules, très nombreux sur cet axe.
Alors pourquoi nos pouvoirs publics – connaissant cette situation lorsqu’ils ont construit le nouveau pont et aménagé ses abords – n’ont-ils pas réalisé un trottoir digne de ce nom : large, élevé, sécurisé ? Face au coût (9 M€) de ce pont à haubans futuriste, un trottoir n’aurait pourtant représenté qu’une goutte d’eau ! Par ailleurs, pourquoi n’existe-t-il aucun panneau de stationnement interdit entre la rue Jausserandy et la place Adolphe Conil ?
Il serait vraiment très triste que, pour faire bouger les choses, un « malheureux accident » se produise demain. Personne ne pourra alors dire « On ne le savait pas ! »… Pauvres piétons !
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